Publié le 11.08.2026
Présentation
Yanick Crow est un médecin chercheur dont le groupe porte un intérêt majeur aux maladies humaines, avec la volonté d'améliorer leur diagnostic et leur traitement.
Les interféronopathies de type I
Nos recherches s'inscrivent dans le cadre de la compréhension de l'homéostasie de l'immunité innée, de la signalisation des interférons de type I, et des conséquences pathogènes de la reconnaissance inappropriée des acides nucléiques du soi comme étrangers au niveau cellulaire et tissulaire.
Notre contribution dans ce champ d’expertise a débuté avec l’étude du syndrome d’Aicardi-Goutières (AGS), une pathologie Mendélienne auto-inflammatoire caractérisée par une neuroinflammation sévère et un excès de signalisation des interférons de type I. Depuis 15 ans, ce groupe de pathologies a été identifié sous le nom d’interféronopathies de type I, et notre équipe a joué un rôle clé dans la description de leurs causes génétiques, à l’origine d’un phénotype allant désormais de la neuroinflammation à l’inflammation pulmonaire pro-fibrotique.
Aujourd’hui, nos recherches contribuent à une meilleure compréhension des mécanismes impliqués dans les interféronopathies de type I à toutes les échelles : génétique, cellulaire, et tissulaire. Leur étude nous permet également de montrer l’importance de la voie des interférons de type I dans la physiopathologie de certaines maladies non Mendéliennes, en particulier le lupus érythémateux systémique.
Ainsi, nos recherches ont trois axes principaux :
1-Compréhension à l’échelle de l’ADN
Nos recherches permettent de découvrir régulièrement de nouveaux gènes impliqués dans la signalisation des interférons de type I ou leur régulation. Nous faisons également en sorte de mieux comprendre la variabilité phénotypique et la non pénétrance clinique observées dans ces maladies, par des approches de génétique (recherche de facteurs génétiques additionnels protecteurs ou aggravants) et de transcriptomique (biais d’expression allélique).
2-Dissection des mécanismes impliqués à l’échelle de la cellule
L’étude des interféronopathies de type I nous permet de disséquer les mécanismes intracellulaires à l’origine de l’auto-inflammation induite par les acides nucléiques. En effet, nous nous intéressons à la manière dont la dérégulation de l’immunité innée intracellulaire conduit à la détection anormale des molécules du soi, notamment les acides nucléiques des mitochondries et des rétroéléments, dans les différents types cellulaires participant à l’inflammation des organes, en particulier le système nerveux central et le poumon. De plus, nous sommes intéressés par les interactions entre les différentes voies de l'immunité innée intracellulaire, en explorant leurs influences réciproques sous-jacentes à la complexité des maladies auto-inflammatoires, pour concevoir des combinaisons thérapeutiques sur mesure.
3-Développement de modèles cellulaires et tissulaires innovants
Cet axe cherche à comprendre l’inflammation chronique et le dommage des organes atteints dans les interféronopathies de type I, en particulier le cerveau et le poumon, en utilisant des systèmes dérivés de cellules souches pluripotentes induites (iPSC).
Pour appréhender les bases cellulaires de la neuroinflammation, nous modélisons le dialogue entre les types cellulaires principaux de l’environnement cérébral pour identifier les sources et cibles pertinentes des interférons de type I, ainsi que les médiateurs neurotoxiques dans les conditions neuroinflammatoires médiées par les interférons de type I.
Pour décrypter les bases cellulaires de l’inflammation pulmonaire pro-fibrotique observée dans certaines interféronopathies, nous développons des modèles lung-on-a-chip, pour identifier les cellules impliquées à la fois dans l’initiation et le maintien de l’inflammation pulmonaire chronique et la transition pro-fibrotique.
La compréhension de la neuroinflammation et l’inflammation pulmonaire dans ces maladies Mendéliennes rares permet d’éclairer les mécanismes pertinents à des pathologies fréquentes dans la population générale, depuis les maladies neurodégénératives à la fibrose pulmonaire idiopathique.
Aspect translationnel de notre recherche :
De nouvelles approches thérapeutiques sont nécessaires de façon urgente pour les interféronopathies de type I devant leur sévérité et leur morbidité, résistantes aux traitements conventionnels. En cela, nos avancées scientifiques suggèrent qu’il est possible de bloquer l’inflammation induite par les acides nucléiques et les interférons de type I (pour exemple, se référer à : Frémond et al. J Allergy Clin Immunol 2016;138:1752–1755; Kothur et al. Neurology 2018;90:289-291; Briand et al. Ann Rheum Dis 2019;78:431-433; Rice et al. N Engl J Med 2018;379:2275-2277; Frémond et al. J Clin Immunol 2023;43:1436-1447). En identifiant de nouveaux biomarqueurs potentiels et des traitements ciblés, nous espérons faire progresser la médecine de précision dans le domaine des interféronopathies rares, tout en apportant des éclairages pertinents pour des maladies inflammatoires plus courantes.
Organisation de l’équipe :
Marie-Louise Frémond : Inflammation médiée par STING et ses conséquences sur les lésions tissulaires
Notre contribution dans ce champ d’expertise a débuté avec l’étude du syndrome d’Aicardi-Goutières (AGS), une pathologie Mendélienne auto-inflammatoire caractérisée par une neuroinflammation sévère et un excès de signalisation des interférons de type I. Depuis 15 ans, ce groupe de pathologies a été identifié sous le nom d’interféronopathies de type I, et notre équipe a joué un rôle clé dans la description de leurs causes génétiques, à l’origine d’un phénotype allant désormais de la neuroinflammation à l’inflammation pulmonaire pro-fibrotique.
Aujourd’hui, nos recherches contribuent à une meilleure compréhension des mécanismes impliqués dans les interféronopathies de type I à toutes les échelles : génétique, cellulaire, et tissulaire. Leur étude nous permet également de montrer l’importance de la voie des interférons de type I dans la physiopathologie de certaines maladies non Mendéliennes, en particulier le lupus érythémateux systémique.
Ainsi, nos recherches ont trois axes principaux :
1-Compréhension à l’échelle de l’ADN
Nos recherches permettent de découvrir régulièrement de nouveaux gènes impliqués dans la signalisation des interférons de type I ou leur régulation. Nous faisons également en sorte de mieux comprendre la variabilité phénotypique et la non pénétrance clinique observées dans ces maladies, par des approches de génétique (recherche de facteurs génétiques additionnels protecteurs ou aggravants) et de transcriptomique (biais d’expression allélique).
2-Dissection des mécanismes impliqués à l’échelle de la cellule
L’étude des interféronopathies de type I nous permet de disséquer les mécanismes intracellulaires à l’origine de l’auto-inflammation induite par les acides nucléiques. En effet, nous nous intéressons à la manière dont la dérégulation de l’immunité innée intracellulaire conduit à la détection anormale des molécules du soi, notamment les acides nucléiques des mitochondries et des rétroéléments, dans les différents types cellulaires participant à l’inflammation des organes, en particulier le système nerveux central et le poumon. De plus, nous sommes intéressés par les interactions entre les différentes voies de l'immunité innée intracellulaire, en explorant leurs influences réciproques sous-jacentes à la complexité des maladies auto-inflammatoires, pour concevoir des combinaisons thérapeutiques sur mesure.
3-Développement de modèles cellulaires et tissulaires innovants
Cet axe cherche à comprendre l’inflammation chronique et le dommage des organes atteints dans les interféronopathies de type I, en particulier le cerveau et le poumon, en utilisant des systèmes dérivés de cellules souches pluripotentes induites (iPSC).
Pour appréhender les bases cellulaires de la neuroinflammation, nous modélisons le dialogue entre les types cellulaires principaux de l’environnement cérébral pour identifier les sources et cibles pertinentes des interférons de type I, ainsi que les médiateurs neurotoxiques dans les conditions neuroinflammatoires médiées par les interférons de type I.
Pour décrypter les bases cellulaires de l’inflammation pulmonaire pro-fibrotique observée dans certaines interféronopathies, nous développons des modèles lung-on-a-chip, pour identifier les cellules impliquées à la fois dans l’initiation et le maintien de l’inflammation pulmonaire chronique et la transition pro-fibrotique.
La compréhension de la neuroinflammation et l’inflammation pulmonaire dans ces maladies Mendéliennes rares permet d’éclairer les mécanismes pertinents à des pathologies fréquentes dans la population générale, depuis les maladies neurodégénératives à la fibrose pulmonaire idiopathique.
Aspect translationnel de notre recherche :
De nouvelles approches thérapeutiques sont nécessaires de façon urgente pour les interféronopathies de type I devant leur sévérité et leur morbidité, résistantes aux traitements conventionnels. En cela, nos avancées scientifiques suggèrent qu’il est possible de bloquer l’inflammation induite par les acides nucléiques et les interférons de type I (pour exemple, se référer à : Frémond et al. J Allergy Clin Immunol 2016;138:1752–1755; Kothur et al. Neurology 2018;90:289-291; Briand et al. Ann Rheum Dis 2019;78:431-433; Rice et al. N Engl J Med 2018;379:2275-2277; Frémond et al. J Clin Immunol 2023;43:1436-1447). En identifiant de nouveaux biomarqueurs potentiels et des traitements ciblés, nous espérons faire progresser la médecine de précision dans le domaine des interféronopathies rares, tout en apportant des éclairages pertinents pour des maladies inflammatoires plus courantes.
Organisation de l’équipe :
Marie-Louise Frémond : Inflammation médiée par STING et ses conséquences sur les lésions tissulaires
- Alice Valagussa, postdoc
- Clémence David, CCA Bettencourt
- Alima Syzdykova, ingénieure d'étude
- Luis Seabra, ingénieur d'étude
- Gaella Kotopko, coordinatrice de recherche clinique
Alice Lepelley : Inflammation mitochondriale et neuroinflammation
- Clémence David, CCA Bettencourt
- Alima Syzdykova, ingénieure d'étude
- Luis Seabra, ingénieur d'étude
- Gaella Kotopko, coordinatrice de recherche clinique
- Alexandre Pierga, postdoc
- Yan de Souza Angelo, doctorant
- Janja Kovacic, doctorante PPU
- Marie Rozen, ingénieure d'étude
- Manon Marchais, ingénieure d'étude
- Blaise Didry-Barca, ingénieur d'étude
- Alain Atallah, étudiant MD-Master 2
- Yan de Souza Angelo, doctorant
- Janja Kovacic, doctorante PPU
- Marie Rozen, ingénieure d'étude
- Manon Marchais, ingénieure d'étude
- Blaise Didry-Barca, ingénieur d'étude
- Alain Atallah, étudiant MD-Master 2
Equipe
Publications scientifiques
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2026
Interferon-driven gene signature identifies two distinct subgroups in rheumat..., Rheumatology (Oxford)
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2026
Type I interferon signature does not correlate with disease activity in Blau ..., Springer Science and Business Media LLC
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2026
No Correlation Between Interferon Signaling and Cytosolic Mitochondrial DNA/R..., Eur J Immunol
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2026
Neurodevelopmental comorbidities in juvenile systemic autoimmune and autoinfl..., Nat Rev Rheumatol
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2025
Generation of two iPSC lines from patients with Aicardi-Goutières syndrome ca..., Stem Cell Res
-
2025
Insights from a novel monogenic autoinflammatory disease: overview of a multi..., Ann Rheum Dis
-
2025
A heterozygous USB1 variant linked to immunodeficiency., J Hum Immun
-
2025
Inborn errors of immunity and AAV: a complex picture., Nat Rev Rheumatol
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2025
Predictive factors of comorbid attention-deficit/hyperactivity disorder in ea..., Pediatr Rheumatol Online J
-
2025
French protocol for diagnosis and management of type 1 interferonopathies., Rev Med Interne
-
2025
International multidisciplinary consensus on the definition and clinical appr..., Pediatr Rheumatol Online J
-
2025
Autoinflammatory encephalopathy due to PTPN1 haploinsufficiency: a case series., Lancet Neurol
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2024
The place of JAK inhibitors in systemic juvenile idiopathic arthritis with lu..., Rheumatology (Oxford)
-
2024
Diagnostic and Therapeutic Insights Into Pediatric Neurosarcoidosis: Observat..., Pediatr Neurol
-
2024
Functional Validation of a COPA Mutation Broadens the Spectrum of COPA Syndrome., J Clin Immunol
-
2024
Interface Gain-of-Function Mutations in TLR7 Cause Systemic and Neuro-inflamm..., J Clin Immunol
-
2024
Heterozygous mutations in the C-terminal domain of COPA underlie a complex au..., J Clin Invest
-
2023
A Case Report of Folliculin-Interacting Protein 1 Deficiency., J Clin Immunol
-
2023
JAK Inhibition in Aicardi-Goutières Syndrome: a Monocentric Multidisciplinary..., J Clin Immunol
-
2023
Early systemic inflammation induces neurodevelopmental disorders: results fro..., Mol Psychiatry
-
2023
Osteonecrosis in patients with juvenile dermatomyositis: is it associated wit..., Rheumatology (Oxford)
-
2022
Juvenile Neuropsychiatric Systemic Lupus Erythematosus: Identification of Nov..., J Clin Immunol
-
2021
Onset and Relapse of Juvenile Dermatomyositis Following Asymptomatic SARS-CoV..., J Clin Immunol
-
2021
STING-Mediated Lung Inflammation and Beyond., J Clin Immunol
-
2021
Differential Expression of Interferon-Alpha Protein Provides Clues to Tissue ..., J Clin Immunol
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2020
Overview of STING-Associated Vasculopathy with Onset in Infancy (SAVI) Among ..., J Allergy Clin Immunol Pract
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2020
Catatonia in a patient with Aicardi-Goutières syndrome efficiently treated wi..., Schizophr Res
-
2020
Type I Interferonopathies: from a Novel Concept to Targeted Therapeutics., Curr Rheumatol Rep
-
2020
Paediatric multisystem inflammatory syndrome temporally associated with SARS-..., Ann Rheum Dis
-
2019
Neuromyelitis optica in patients with increased interferon alpha concentrations., Lancet Neurol
-
2019
Cardiac valve involvement in -related type I interferonopathy., J Med Genet
-
2019
Circulating Interferon-α Measured With a Highly Sensitive Assay as a Biomarke..., Arthritis Rheumatol
-
2019
Anti-MDA5 juvenile idiopathic inflammatory myopathy: a specific subgroup defi..., Rheumatology (Oxford)
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2019
Self-Awareness: Nucleic Acid-Driven Inflammation and the Type I Interferonopa..., Annu Rev Immunol
-
2018
Reverse-Transcriptase Inhibitors in the Aicardi–Goutières Syndrome., N Engl J Med
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2018
Comment on: 'Aberrant tRNA processing causes an autoinflammatory syndrome res..., Ann Rheum Dis
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2017
Musculoskeletal Disease in MDA5-Related Type I Interferonopathy: A Mendelian ..., Arthritis Rheumatol
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2017
Disease-associated mutations identify a novel region in human STING necessary..., J Allergy Clin Immunol
-
2016
Assessment of Type I Interferon Signaling in Pediatric Inflammatory Disease., J Clin Immunol